Elles étaient trois
abeilles
Délurées, butinantes fées
Qui cherchaient, ô merveille
Le dard parfait

A tire d’ailes
Tu te diriges
Vers ma tige
Et ses atours de Babel

La gourmandise est un
défaut coupable
Mais je te pardonne volontiers
Quand, avec ton petit panier
Tu viens butiner sous ma table

Effleure-moi de ton aile
Fouille, touille, introspecte
Je veux que tu te délectes
De mon nectar de jouvencelle

La fourmi qui s’acoquine
Au frelon qui butine
Marier la carpe et la lapine
D’étranges positions se dessinent

Bourre donc !
Bourre donc !
Me répétait ma maîtresse
Tandis que mon dard-jonc
furetait entre ses fesses