Givrée

Aux premiers brins de
givre
Ta jouissance me délivre
Ta roideur me rend ivre
J’en rougis comme dans un livre

Aux premiers brins de
givre
Ta jouissance me délivre
Ta roideur me rend ivre
J’en rougis comme dans un livre

Tu me trompes
Je le sais
Tu me pompes
Tête baissée

La lumière ne tient qu’à
un fil
Accroche-toi, je t’enfile
Engluée dans la réalité
Tu vaux mieux qu’une banale litée

Elles étaient trois
abeilles
Délurées, butinantes fées
Qui cherchaient, ô merveille
Le dard parfait

Se faire épingler
Par une punaise verte
La voie est ouverte
Pour la tringler

C’est l’épeire !
S’écrit la femme
Ce sont les pères !
Rectifie l’infâme

Un prunus japonica
Délicatement niqua
Un expert botanique
En panne de réplique

Un trognon champignon
Arborait mon mignon
Il passa à la casserole
Et joua bien son rôle

Sous ta tenue de
camouflage
Tu guettes la proie innocente
Pour un dernier outrage
Dans une ultime détente

Mi-mouche, mi-mouchtique
Je te touche, tu m’astiques
Est-ce louche, domestique
Quand sous la douche, tu t’appliques ?